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Imparfaits, libres et heureux : comprendre l’estime de soi.

Imparfaits, libres et heureux : comprendre l’estime de soi.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de 
Christophe André. C’est un livre qui m’accompagnait et qui accompagnait ma 
reconstruction il y a plusieurs années. J’ai décidé d’en faire partager 
mes lecteurs à nouveau (j'en avais fait bénéficier les lecteurs d'un blog qui 
s'appelait "Les relations humaines positives) parce que je pense que c’est un 
des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de blessures en 
rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi. Je présente une structure 
particulière : 
La plupart des titres sont les titres de paragraphes que l'on trouve dans le livre. 
J'y mets ensuite un résumé et d'éventuelles réflexions qui me viennent. 
Le but de ces articles particuliers n'est évidemment pas de copier le livre 
mais de vous inciter à vous le procurer et à le lire et surtout à travailler avec)

estime de soi

 

Je passe un bien vilain moment. Tous les livres me dégoûtent. Je ne fais rien. Je m’aperçois plus que jamais que je ne sers à rien. Je sens que je n’arriverai à rien, et ces lignes que j’écris me paraissent puériles, ridicules, et même, et surtout, absolument inutiles. Comment sortir de là ? J’ai une ressource : l’hypocrisie. Je reste enfermé des heures, et on croit que je travaille. On me plaint peut-être, quelques-uns m’admirent, et je m’ennuie, et je bâille, l’œil plein des reflets jaunes, des reflets de jaunisse de ma bibliothèque. J’ai une femme qui est un fort et doux être plein de vie, un bébé qui illustrerait un concours, et je n’ai aucune espèce de force pour jouir de tout cela. Je sais bien que cet état d’âme ne durera pas. Je vais ravoir des espérances, de nouveaux courages, je vais faire des efforts tout neufs. Si encore ces aveux me servaient ! Si plus tard je devenais un grand psychologue ! Mais je ne me crois pas en puissance assez de vie. Je mourrai avant l’heure, ou je me rendrai, et je deviendrai un ivrogne de rêverie. Mieux vaudrait casser des pierres, labourer des champs. Je passerai donc ma vie, courte ou longue, à dire : Mieux vaudrait autre chose. Pourquoi ce roulis de notre âme, ce va-et-vient de nos ardeurs ? Nos espérances sont comme les flots de la mer : quand ils se retirent, ils laissent à nu un tas de choses nauséabondes, de coquillages infects et de crabes, de crabes moraux et puants oubliés là, qui se traînent de guingois pour rattraper la mer. Est-ce assez stérile, la vie d’un homme de lettres qui n’arrive pas ! Mon Dieu, je suis intelligent, plus intelligent que bien d’autres. C’est évident, puisque je lis sans m’en dormir La Tentation de saint Antoine. Mais, cette intelligence, c’est comme une eau qui coule inutile, inconnue, où l’on n’a pas encore installé un moulin. Oui, c’est ça : moi je n’ai pas encore trouvé mon moulin. Le trouverai-je jamais ?

Se sentir inutile, sans force, sans vie.

Cet extrait que l’on trouve dans Imparfaits, Libres et heureux est tiré du journal intime de Jules Renard un auteur du 19 ème siècle ayant eu un certain succès. Il a notamment écrit un livre qui s’appelle « Poil de Carotte » parlant de son enfance.

Comme vous pouvez le constatez, malgré le succès, les amis, une femme « qui est un fort et doux être plein de vie » et un bébé « qui illustrerait un concours », Jules Renard n’était pas heureux.

Et vous ? Vous est il arrivé d’être « sans force », « inutile », « sans vie » ?

Si oui alors vous pouvez comprendre ce que l’on ressent. Vous pouvez vous imaginer à quel point on peut se sentir inutile dans une vie qui passe et dans laquelle on cherche un sens. Même si pourtant comme Jules Renard on a trouver une passion.

Aujourd’hui cependant avec l’avancée des sciences humaines, le progrès que l’on a fait en psychologie, on est à même d’interpréter ces ressentis. De les comprendre. Et même de s’en arranger.

L’estime de soi au coeur de notre vie.

Comment allez-vous ?

C’est le titre du chapitre avant la première partie qui nous fait rentrer au coeur du sujet dans « Imparfaits, libres et heureux« . Mais c’est aussi par là que je commence dans une vidéo qui fait la promotion de mon activité de coach (d’où le lien…)

Si je vous demande « comment allez-vous ?  » Certainement que vous me répondrez « ça va ». Les conventions sociales autant que l’habitude nous fait répondre cela alors qu’au fond, ça ne va pas forcément. Mais après tout, est ce que ça me regarde si vous n’allez pas bien ?

Et d’ailleurs, peut-être qu’en surface tout va très bien ! Mais si on gratte un peu, à la moindre difficulté, à la moindre contrarié, tout s’effondre et du coup : »ça ne va pas du tout ».

Tout va bien mais seulement lorsque la mer est calme.

Dans les tâches simples et habituelles, certainement que tout va bien. Mais si vous commencez à faire des choses dont vous n’avez pas l’habitude, comment êtes vous ? Si vous échouez, comment vous sentez-vous ?

Tempête sur l’estime de soi.

Il existe souvent un lien entre manque d’estime de soi et des troubles psychiques comme la dépression, l’alcoolisme, les prises de drogues etc.

Miroirs aux alouettes ?

Lorsque l’on se consacre plus à l’apparence qu’à la vraie valeur des choses, alors on peut se dire que l’estime que l’on a de soi est plutôt basse. Et que l’on soit riche ou pauvre, que l’on se croit intelligent ou non, ça ne change rien.

Trop nombrilistes ?

Peut-être pense t’on trop à nous même ? Peut-être sommes nous trop égoïste ? C’est ce que pense certains philosophes ou sociologues comme Pascal : « Le moi est haïssable » ou Kant : « L’amour de soi, sans être toujours coupable, est la source de tout mal ».

Estime de soi ou obsession de soi ? « Si vous pensez trop à vous c’est que vous y pensez mal ».

Performance, abondance et apparence, trois fléaux dans notre société et dans notre psychisme. Il est normal d’être performant, d’avoir de quoi vivre agréablement et de vouloir se sentir bien et beau mais pas au point que cela devienne une obsession.

Retrouver le goût simple de soi.

Dans les chapitres suivants, nous trouverons de quoi « penser à soi mais y penser autrement » de façon à ce que ça ne devienne pas une obsession et surtout que l’on puisse avoir une vie agréable sans problème d’estime de soi.

 

Lien du premier article sur Imparfaits, libres et heureux.                       Article suivant sur le même thème.

 

 

Dominique DUDON

Je suis un passionné de... beaucoup de choses : les nouvelles technologies, internet, les sciences, la nature, la musique... Mais par dessus tout, je suis passionné par l'HUMAIN ! Je pense que nous sommes tous capables de faire de grandes choses. Nous sommes capables d'aller au-delà des apparences. Je m'efforce dans la vie de trouver chez les autres une occasion de leur dire combien ils sont bons, ils sont beaux. Et l'ambition de ce blog, c'est de vous dire que malgré les apparences, vous pouvez "changer de vie". Laissez moi vous accompagner sur ce chemin ! ;-)

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